![]() "Le plus beau cadeau de la France depuis la Statue de la Liberté et le bon vin" d'après le très célèbre BillBoard magazine américain. Rien que ça !!! Cerrone… un petit frenchy au destin extraordinaire. L'un des rares artistes français dont on peut dire qu'il a influencé la scène musicale internationale de façon durable !!! Ni plus, ni moins. Tout spécialiste vous le dira, il a posé une des bases de la disco (aux cotés de Giorgio Moroder notamment). Sa contribution se résume essentiellement par la mise en avant du pied dans le mixage final des tracks (Normal pour un batteur ;). Cerrone, c'est une vingtaine d'album, des millions de disques vendus a travers le monde, une multitude de récompenses, et de gigantesques concerts réunissant plusieurs centaines de milliers de spectateurs a chaque fois ! Apres 30 ans de carrière, on le retrouve toujours au top de la production musicale. Il a connu un renouveau dans sa carrière il y a quelques années, quand de célèbres dj's house ont remixés ces tubes : Bob Sinclar, David Morales, Spiller... Il signe actuellement la bande originale de la très controversée adaptation théâtrale de Orange Mécanique à Paris. Cerrone, c'est d'abord un gamin pas trop fan de l 'école a qui on met une batterie dans les mains à 12 ans. Il sait assez rapidement que c'est ça qu 'il veut faire de sa vie, mais ses parents ne sont pas super enchantés par l'idée… d'autant qu'il a une relation plutôt conflictuelle avec eux. Ainsi, à l'age de 17 ans, il fugue de chez lui et se retrouve à faire de la zik dans la rue pour manger. Mais Cerrone c'est aussi un grand débrouillard, qui a le sens du contact. Aidé par sa petite amie de l'époque, il se fait embaucher par le Club Med (en produisant de faux papiers d'identité, car encore mineur…) pour monter des petits groupes de musique qu'il envoie à sa guise dans les divers clubs du monde. A 18 ans à peine, il est un membre important du Club, passe de pays en pays, auditionne des dizaines de musiciens et se paie le luxe de transférer son bureau aux Bahamas ( !) Mais très vite, il s'ennuie. La musique l'appelle… Il décide de rentrer à Paris pour monter son propre groupe. Il fait donc appel aux meilleurs artistes rencontrés lors de ses auditions et crée Kongas, un groupe très axé sur les percussions. Ils font très vite des concerts, un peu partout, et surtout à St Tropez, où un certain Eddie Barclay (le pape de l'industrie musicale à l'époque) les remarquent. Il les signent immédiatement pour un album, qui s'avère être un succés. Mais Kongas, c'est surtout une prestation scénique hors norme, donc Barclay les fait tourner pendant 2 ans… ce qui ne plait pas à certains membres du groupe (dont Cerrone) qui aimeraient sortir un nouvel album, et voir même passer à autre chose. Les divergences apparaissent au sein du groupe, notamment à cause de la trop grande ambition de Cerrone. Kongas explose. Cerrone se retrouve seul, avec des idées plein la tête. Il s'éloigne un temps de la musique et se plonge dans le business. Au culot, il crée un nouveau concept de magasin : A l'époque, les disques sont vendus dans les boutiques d'électroménager ( !), lui à l'idée de monter un grand magasin de la musique (une fnac avant l'heure). C'est donc le premier à lancer l'idée du megastore (1975), son concept à très vite du succès, et il en ouvre plusieurs à la suite dans Paris, mais une fois de plus la Musique l'appelle… Il plaque tout, et s'emploie à mettre ses idées en musique. Il crée alors un morceau iconoclaste. Love in C minor qui ne ressemble à rien d'autre pour 2 raisons : tout d'abord le morceau fait 16 minutes donc ne peut pas passer en radio, et ensuite il met la grosse caisse en avant lors du mixage, ce qui lui fera entendre dire qu'il ferait mieux d'ouvrir un bar tabac par un patron de Major. Non découragé par la multitude de rejets, il décide de sortir son disque tout seul. Il crée l'un des premiers label indépendants en France (peut-être le 1er…) : Malligator, et tire quelques 4000 copies de son disques, avec son propre fric. Connaissant bien toute la chaîne de production, il place ces disques dans les divers magasins qu'il a créé, et envois des copies aux dj's.Mais une erreur va le propulser aux sommets de la planète… Un magasinier va se tromper de carton en envoyant un lot de son disque aux USA à la place d'un autre. Le disque débarque à New York, et atterris dans les oreilles d'un dj réputé, qui le joue sans relâche et fait tourner auprès de ses potes. Les Ricains ignorant qui est Cerrone, et le lot étant vite épuisé, un cover sort très vite… atteignant très vite la première place des Charts. Cerrone est numéro 1 aux USA et ne le sait même pas… Une rencontre avec un vieil ami au midem le mettra au courant. Il prend le premier avion pour les States, et découvre en arrivant qu'il est une vraie star. On lui déroule le tapis rouge, et on le signe sur Atlantic (LA maison de disque de l'époque !). Tout s'enchaîne très vite, il cartonne, et le monde suivant les Etats Unis, son succès devient planétaire. En 78, il fait main basse sur la cérémonie des récompenses musicales américaines : Nommé face à Donna Summer et aux BeeGees entre autre, il remporte le Meilleur Artiste, Meilleur Compositeur, Meilleur producteur Disco, et Meilleur album… Rien que ça ! En fou de travail qu'il est, Cerrone enchaîne les albums au rythme de un par an ou même 2 par an… Le meilleur étant probablement le 3éme " Supernature ". Mais il ne s'arrête pas là, il produit également d'autres artistes sur son label, et monte également des Comédies musicales, et des concerts à sa démesure. Un brun mégalo, il fait de ses prestations scéniques des événements exceptionnels, où des centaines de milliers de gens se pressent. Sur scène, il est accompagné de ses amis : Nile Rogers (le bassiste de Chic), ainsi que certains Cuivres de Earth Wind & Fire, pour ne citer qu'eux. Il se met également à l'écriture. Son premier livre est un succès " Dancing Machine ", si bien qu'il est très vite adapté au cinéma. Il enchaîne ensuite albums et livres. La France fait appel à lui pour organiser un de ses événements démesurés dont lui seul à le secret pour le bicentenaire de la Révolution. Il a enfin une reconnaissance de son pays… Quelques années plus tard, malgré le succès relatif des ses derniers albums, il n'est plus au devant de la scène. Mais son fils, dj, repère la multitude de sample des morceaux de son père disséminés dans les productions house du moment. Vient alors l'idée du " lifting " par les " emprunteurs ", Bob Sinclar en tête… Les morceaux de Cerrone se retrouvent alors leur place : sur les dance floors… 30 ans se sont écoulés… (Retrouvez ce destin énorme dans la biographie de Cerrone : "Et pourquoi pas la lune ?", vous hallucinerez…). |